Une récent énoncé de la Réserve fédérale américaine (Fed) a confirmé son intention de maintenir son taux directeur à 0,25 % jusqu'à la fin 2014. Cette décision vise à relancer le marché résidentiel et l'économie en général aux États-Unis. Pour ne pas pénaliser l'économie canadienne vis-à-vis de son principal client, il y a de fortes chances que la Banque du Canada garde son taux directeur à 1 % durant cette même période.
Les grandes institutions financières au pays devraient donc maintenir les taux hypothécaires à leurs plus bas niveaux au cours des trois prochaines années. Considérant que ceux-ci flirtent avec des records planchers depuis près de cinq ans, la situation devrait être bénéfique au marché immobilier tant neuf qu'existant.
Plusieurs économistes se réjouissent du fait que les ménages obtiendront ainsi un certain répit. Endettés en moyenne à plus de 150 % de leurs revenus, ils pourront améliorer leur situation financière en réduisant leurs dettes. De leur côté, les entreprises pourraient en profiter pour accroître leurs investissements et créer des emplois.
Projections 2012
Un peu plus tôt, Desjardins Études économiques anticipait déjà que les taux hypothécaires connaîtront peu de fluctuations au cours de 2012. Dans ses prévisions, l'année débute avec des taux respectifs entre 3,05 – 3,55 pour 1 an; 3,80 – 4,30 pour 3 ans; et 4,95 – 5,45 pour 5 ans; pour se terminer à des niveaux respectifs entre 3,05 – 3,55 pour 1 an; 4 – 4,50 pour 3 ans; et 5 – 5,50 pour 5 ans.
Il est même possible que de modestes tensions financières entraînent les taux de détail vers de nouveaux creux. Ainsi, la remontée des taux d'intérêt ne devrait débuter qu'en 2015… pourvu que l'économie coopère.
