Affichage : les commerçants et la Ville s’entendent



Affichage : les commerçants et la Ville s’entendent

Affichage : les commerçants et la Ville s’entendent

Nicolas Bégin
Publié le 12 Novembre 2008
Publié le 1 Juin 2010
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Après une période d’irritation dans le dossier du règlement d’affichage, la Ville de Québec a mis un baume sur les rougeurs de la Coalition des commerçants, de l’Institut de développement urbain, de la Chambre de commerce et des entreprises pétrolières. Les échanges entre tout ce beau monde ont conduit à des normes plus souples.

Sujets :
Québec

Rappelons-le, la Ville a débuté le processus d’harmonisation en urbanisme en avril dernier. De nombreux commerçants ont tout de suite déploré les nouvelles propositions en matière d’affichage. Les deux parties ont alors discuté pour trouver un terrain d’entente. À la suite des rencontres, la période pour se conformer au règlement passe d’abord de 5 à 7 ans, et même 10 ans dans le cas d’artères commerciales. La capacité d’affichage sur les immeubles commerciaux sera dorénavant de 0,4 mètre carrés/mètre, soit une augmentation de 0,1.

La proportion de l’affichage pouvant être consacrée à une seule enseigne grimpe de 50% à 75%. Ajoutons aussi l’autorisation d’utiliser des cordons lumineux pour souligner des éléments architecturaux.

Dans le cas des stations-service, la Ville autorise l’affichage des prix et des services connexes au sol. La hauteur passe des enseignes passe de 4,5 m à un maximum de 6 m. Socles et affiches sur deux pattes sont permis.

Les panneaux d’affichage disparaîtront du paysage de Québec, mais les propriétaires disposent de trois ans pour les enlever, ou cinq s’ils se trouvent en bordure d’une autoroute. Loin d'avoir dit leur dernier mot, les entreprises concernées entendent se battre pour leur gagne-pain.

Cette entente représente la conclusion de cinq années de travail, mentionne le directeur général adjoint de la Ville de Québec, Serge Viau. Ce dernier parle d’un «règlement exemplaire». «Ça va faciliter la tâche de façon extraordinaire, entre autres pour l’émission des permis de construction. À l’heure actuelle, les gens fonctionnent avec 11 règlements, dont certains se contredisent.»

Bien entendu, la règlementation sur l’affichage dans la capitale se range dans le domaine du long terme. «Les nouveaux commerces qui s’installent à Québec devront respecter les normes, renchérit le vice-président du comité exécutif, François Picard. Les autres ont sept ans, ou 10 ans dans certaines exceptions, pour se conformer. D’ici 10 ans, le portrait devrait être amélioré dans la ville.»

Ce dernier déposera le projet de règlement à la prochaine séance du conseil municipal, lundi. Suivra une période de consultation auprès des différents conseils de quartier, en décembre prochain.

Les citoyens pourront de leur côté s’exprimer en janvier 2009. Si tout fonctionne comme prévu, les élus adopteront ledit règlement le 16 mars de la même année.

Les commerçants heureux

Le représentant des commerçants, Bernard Thiboutot, salue l’ouverture de la Ville de Québec dans ce dossier. «Nous sommes extrêmement heureux du dénouement, commente-t-il. Les résultats de ce projet assurent un équilibre entre l’esthétique, qui était l’objectif recherché au départ, et les besoins des commerçants, soit de se faire voir avec un certain espace et un certain nombre de pieds carrés.»

Si l’entente en question ne répond pas aux exigences de tous et chacun, elle satisfait l’ensemble des commerçants, ajoute M. Thiboutot.

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