Bonne nouvelle pour les emprunteurs, selon le Mouvement Desjardins, les taux obligataires très bas et la diminution des tensions financières ont permis aux institutions financières canadiennes d’annoncer une réduction de leurs taux hypothécaires au début du mois de septembre. Le taux des hypothèques fixes d’une échéance de cinq ans est ainsi passé de 5,85 % à 5,50 % alors que le taux de un an a diminué de 25 points à 3,50 %.
De plus, les économistes de Desjardins prévoient peu de mouvements des taux de détail avant 2010. «La baisse récente des taux hypothécaires confirme que la remontée des taux de détail, inévitable dans un contexte de reprise économique, se fera surtout à partir de 2010. D’ici la fin de 2009, on peut s’attendre à ce que les taux demeurent près des niveaux actuels.»
Reste que ces nouvelles sont autant de signes que la reprise économique commence à prendre racine. Partout sur la planète, des statistiques économiques encourageantes ont été publiées au cours des dernières semaines. En particulier, les indices de confiance des ménages et des entreprises et les indicateurs avancés affichent une amélioration indéniable. Le PIB réel a progressé en France, en Allemagne et au Japon au deuxième trimestre, et il semble que la récession est aussi maintenant terminée aux États-Unis.
Le Mouvement Desjardins s'empresse d'atténuer les excès d'enthousiasme. Selon ses observations, «la relance risque d’être terne. Même si l’environnement économique et financier s’est fortement amélioré depuis quelques mois, il ne faut pas croire que tous les problèmes ont été réglés. Par exemple, la détérioration des bilans des ménages, des institutions financières internationales et des gouvernements demandera d’autres ajustements douloureux au cours des prochains trimestres.»
De fait, le retour de la croissance économique s’appuie beaucoup sur des politiques fiscales et monétaires sans précédent. Or, l’économie privée ne semble pas encore capable de voler de ses propres ailes.
