Cette prévision émane de la conférence annuelle sur les «Perspectives du marché de l'habitation», présentée ce matin au Capitole de Québec par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Il en ressort que la région de la Capitale se démarque par la bonne progression du revenu des ménages (3e rang au pays).
De plus, même si le prix des propriétés a crû de 14 % entre 2002 et 2008, le marché de Québec demeure le plus abordable parmi les grands centres urbains. À la faveur de la reprise économique graduelle, la demande pour tous les types d'habitation devrait donc se maintenir à des niveaux respectables à moyen terme.
«L'accroissement de l'offre d'emplois et la migration soutenue ont maintenu la pression sur le marché locatif régional. Celui-ci demeure l'un des plus tendus à l'échelle nationale avec un taux d'inoccupation autour de 0,6 % en 2009. Cette situation stimulera la construction de logements en 2010. Sans toutefois ramener le taux de vacance au-delà de 0,8 %», estime Kevin Hughes, économiste régional à la SCHL.
Du côté de la revente immobilière, on note un léger repli de 5 % pour 2009. Il s'agit toutefois d'un bref répit après plusieurs années de progression, car les conditions de marché demeurent favorables. Dès 2010, les experts s'attendent à une offre plus abondante, une croissance des transactions et une progression des prix de 4 %.
«La vigueur de la demande d'habitations, jumelée à une offre limitée de terrains dédiés à la construction résidentielle, a contribué à la montée des prix sur le marché du neuf. Cette hausse oriente progressivement une partie des ménages vers des produits moins dispendieux, comme les maisons jumelées et en rangées ainsi que les copropriétés», observe Élisabeth Koulouris, analyste principale de marché à Québec pour la SCHL.
Plusieurs particularités caractérisent le marché résidentiel régional. Notamment, on retrouve une importante disparité de loyers entre les secteurs du centre-ville (589 $ à Vanier contre 861 $ dans Montcalm). Par ailleurs, c'est à Sainte-Foy/Sillery que le prix moyen des maisons est le plus élevé (310 000 $) et à la haute-ville que les copropriétés sont les plus chères (221 000 $). Enfin, la périphérie nord se démarque par sa plus forte proportion de ménages propriétaires (69 %), tandis que la rive-sud attire une population plus jeune.
Stabilité provincialeSur plan provincial, le rétablissement de l'économie devrait stimuler la consommation. Cela amènera une certaine stabilité autour de 43 000 mises en chantier en 2010. Le volume de reventes immobilières surpassera pour sa part les 78 000 transactions l'an prochain. Somme toute, des niveaux assez similaires aux dernières années.

