Selon les résultats du récent relevé mensuel effectué par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le nombre de mises en chantier a progressé de 75 % pour atteindre 334 unités neuves en février 2010 à Québec. Si la construction de maisons individuelles a été similaire au même mois en 2009 avec 61 unités, les logements collectifs ont plus que doublé pour atteindre 273 unités.
Au cumulatif des deux premiers mois de l'année en cours, la tendance s'annonce déjà fort encourageante pour l'industrie de l'habitation neuve dans la capitale. De fait, des progrès ont été enregistrés autant du côté des maisons individuelles (augmentation de 113 à 188 unités) que du côté des logements collectifs (hausse de 178 à 479 unités), par rapport à la même période l'an dernier. Au total, la région de Québec compte déjà 667 unités bâties contre 291 après deux mois en 2009.
À plus grande échelle, la SCHL rapporte que la construction résidentielle a progressé aussi sur le plan provincial. Ainsi, au cours du mois dernier, on dénombre 1 947 habitations mises en chantier en février 2010, comparativement à 1 410 un an auparavant dans les centres de 10 000 habitants et plus. La hausse est généralisée, à l'exception de la région de Gatineau, et atteint 43 % depuis le début de l'année.
«Étant donné le ralentissement de la construction résidentielle survenu il y a un an, les importantes hausses d’activité enregistrées en janvier et février derniers ne sont pas du tout surprenantes. L’ampleur des variations devrait toutefois s’amoindrir au fil des mois cette année compte tenu du rebondissement des mises en chantier observé en 2009», affirme Kevin Hughes, économiste principal à la SCHL pour le Québec.
La bonne tenue du marché de l'habitation a été observée dans l'ensemble du pays. D'après une récente Étude économique Desjardins, «le nombre annualisé des mises en chantier résidentielles est passé à 196 700 unités en février, contre 185 400 unités en janvier. Signe annonciateur de reprise économique, la vitalité du marché immobilier canadien a déjoué le pronostic des prévisionnistes alors que le nombre de mises en chantier a dépassé le consensus. La hausse observée en février est toutefois concentrée dans quelques secteurs, dont la région de Toronto, en Colombie-Britannique et au Québec.»
N'étant pas en reste, le marché de la revente immobilière continue sur sa lancée en début 2010 dans la région de Québec. À tel point que le nombre de transactions affiche une hausse de 11 % en février. De l'avis de la Chambre immobilière de Québec (CIQ), avec un tel rythme d'activité après une année record, il va sans dire que c’est le bon moment de vendre ou d’acheter.
Inévitablement, lorsque le marché se fait aussi actif, les prix suivent l’offre et la demande. Par rapport à la même période l’an dernier, on note donc une hausse de 13 % des prix moyens autant pour l’unifamiliale (229 240 $) que la copropriété (207 549 $). Par ailleurs, le délai de vente continue de diminuer du côté de la maison avec 5 jours en moins, alors que le recul pour le condo est de l'ordre de 13 jours.

