Gina Gaudreault et Sylvie Champagne, respectivement directrice générale et présidente de la CIQ, étaient satisfaites des sommets atteints en 2009. Elles s'attendent à encore mieux pour le marché immobilier de Québec en 2010.
L'immobilier fracasse de nouveaux records à Québec
Prix et transactions atteignent des sommets en 2009 et 2010 s'annonce mieux
L'année 2009 s'est soldée par de nouveaux sommets aux chapitres des prix moyens et du nombre de transactions immobilières dans la région de Québec. Deux réalités qui confirment la vitalité exceptionnelle de l'économie dans la capitale québécoise qui, avec son taux de chômage sous les 5 %, a pris des allures de villages gaulois durant cette période de crise financière qui a ébranlé la province et le pays entier.
Autre aspect réjouissant pour la direction de la Chambre immobilière de Québec (CIQ), qui livrait son bilan 2009 ce midi, c'est que les choses augurent très bien pour 2010 également. Selon Sylvie Champagne et Gina Gaudreault, respectivement présidente et directrice générale de la CIQ, «la faiblesse des taux d'intérêt, la relative abordabilité des propriétés et la relance économique va certainement favoriser la performance du marché immobilier en 2010. On peut donc anticiper une progression de 4 à 5 % tant des valeurs que des transactions pour les douze prochains mois.»
Pour l'année qui vient de se terminer, la CIQ se félicite d'avoir déjoué les pronostics sombres des économistes en début d'année. La crise économique a eu très peu d'impact dans la région de Québec. «En témoignent, la croissance de 4,6 % du prix moyen des propriétés résidentielles pour atteindre 192 391 $ et le nouveau sommet de 10 642 transactions», note Mme Gaudreault. Elle ajoute que la valeur des reventes a fracassé pour la première fois le cap des 2 G$, en hausse de 8,5 %.
Faits saillants
Parmi les autres éléments notoires en 2009 sur le marché immobilier de la région de Québec, la CIQ observe que le délai moyen de revente s'est légèrement prolongé de 71 à 78 jours. Un écart que la présidente Sylvie Champagne attribue au lent début d'année. «La situation s'est graduellement améliorée au fil des mois, précise-t-elle. Au point d'être probablement en deçà des 70 jours présentement.»
Autres faits marquants, la revente de résidences unifamiliales de plus de 500 000 $ a crû de 55 % en 2009. Un signe additionnel de la bonne condition du marché dans la capitale. De son côté, le prix moyen des copropriétés a grimpé 13 %, pour atteindre 190 588 $. Enfin, les secteurs les plus dynamiques pour la revente immobilière ont été Chute-Montmorency (32,8 %), Lac-Saint-Charles (24,8 %) et Cité Universitaire (12,9 %), autant de lieux où les propriétés plus abordables sont nombreuses.
Espoirs pour 2010
Les deux dirigeantes de la CIQ se montrent très confiantes pour l'année qui s'amorce. Aucunement alertées par les récents constats d'un haut niveau d'endettement des ménages au pays conjugué à une remontée appréhendée des taux hypothécaires, elles estiment que le marché résidentiel de Québec demeurera actif en raison de son dynamisme économique.
«Et puis, il n'y a jamais de meilleur temps pour acheter une maison que maintenant. Car, les prix comme les loyers ne cessent d'augmenter et on n'a jamais davantage les moyens de devenir propriétaire. On ne doit donc pas s'attendre à un recul des valeurs foncières à moyen terme. C'est une question d'offre et de demande. Or, les maisons abordables sont tellement recherchées qu'elles suscitent parfois plus de cinq offres d'achat en 24 heures. À ce rythme, il reste peu de place à la négociation», expliquent Mmes Champagne et Gaudreault.