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Guy Chevrette en appelle aux citoyens et aux gouvernements pour relancer l'industrie forestière

Guy Chevrette en appelle aux citoyens et aux gouvernements pour relancer l'industrie forestière

Guy Chevrette en appelle aux citoyens et aux gouvernements pour relancer l'industrie forestière

André Poulin
Publié le 16 Février 2010
Publié le 14 Juin 2010
André Poulin  RSS Feed
La Voix du Sud

À la fois imbriquée dans la pire crise de son histoire en raison de sa surcapacité de production et de l'effondrement des marchés du bois d'œuvre et du papier journal tout autant que confrontée à des crises majeures de liquidités financières et de perception, l'industrie forestière doit se renouveler et miser sur les capacités inventives et imaginatives de ses entrepreneurs et artisans pour continuer d'être le levier économique par excellence de centaines de villages et de nombreuses régions du Québec.

Sujets :
Conseil de l'industrie forestière du Québec , Hôtel Bon Gîte de Sainte-Justine , Chambre , Bellechasse , Erreur boréale , Amérique

Pour y parvenir, le président-directeur général du Conseil de l'industrie forestière du Québec, M. Guy Chevrette, qui a pris la parole, lundi soir dernier, devant une assistance de plus 150 personnes, réunies à l'Hôtel Bon Gîte de Sainte-Justine, à l'invitation conjointe de la Chambre de commerce de l'endroit et de celle de commerce et d'entreprises de Bellechasse, propose plusieurs pistes de solutions.

Rabrouer les apôtres de l'amour infini

«L'une d'entre elles consiste à défendre l'industrie forestière en s'inscrivant en faux contre les affirmations d'écologistes à tout crin comme celles de Richard Desjardins dans son film l'Erreur boréale» de lancer M. Chevrette qui précisa par la suite que:«la forêt se reproduit de façon naturelle à 80 % sans nul besoin d'intervention humaine. Le 20 % restant, il faut le reboiser en raison des grands feux, qui ont détruit l'humus du sol» poursuivit M. Chevrette, qui indiqua de plus que : «les domaines forestiers sont en expansion en Amérique et en Europe et en nette régression partout ailleurs sur la planète en raison de besoins alimentaires et de l'urbanisation». Puis, il indiqua que: «54 % des forêts québécoises sont surannées, c'est-à-dire qu'elles ont atteint leur maturité ce qui les amène à dégager des gaz à effet de serre plutôt qu'à les capter. Voilà qui plaide en faveur de l'exploitation de la forêt afin qu'elle puisse se régénérer et contribuer ainsi à la lutte contre le réchauffement climatique». Déplorant le mutisme des scientifiques qui ne dénoncent pas haut et fort les hérésies des écologistes ou autres disciples de l'amour infini qui viennent pleurer sur le sort de la forêt, il poursuivit en invitant les populations des régions forestières à se porter à la défense d'une industrie indispensable à leur survie.

Concertation et coordination sont de mises

« La relance de l'industrie forestière passe par ailleurs par la substitution de nouveaux produits au papier journal pour lequel la demande s'est effondrée avec l'avènement de l'Internet. Pour ce faire, l'état devra coordonner les initiatives de relance notamment dans les domaines des granules ou des biocombustibles, afin que l'offre pour ces nouveaux produits ne dépasse pas la capacité des marchés. Les gouvernements municipal, provincial et fédéral doivent aussi intégrer le bois dans les constructions publiques et soutenir les recherches dans le développement de nouveaux produits comme l'éthanol, les sucres de fibre ou l'huile de bois.» de poursuivre M. Chevrette qui rappela que les industries du bois étaient rendues à bout de souffle tant en raison de l'effondrement des marchés que des luttes judiciaires avec les Américains dans le dossier du bois d'œuvre. «Les industries n'ont tout simplement plus les moyens de financer les recherches ou leur modernisation. Il faut que les gouvernements leur fournissent de garanties de prêts à des taux d'intérêts acceptables afin qu'ils soient prêts pour la reprise. Les 3,5 MM $ de salaires payés aux travailleurs de l'industrie forestière canadienne et les 1,5 MM $ qu'ils déboursent en taxes et impôts aux gouvernements justifient amplement cet investissement» d'indiquer M. Chevrette, qui déplora l'écart entre le soutien accordé par le fédéral au secteur de l'automobile et ses 450 000 travailleurs versus celui accordé au secteur forestier et ses 825 000 travailleurs avant de conclure son allocution sur un ton optimiste en évoquant le statut de champions canadiens des Québécois dans la transformation du petit bois et de premiers dans le développement de produits forestiers à valeur ajoutée, ce qui, dit-il, constitue pour lui un motif de fierté.

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